6(66) bonnes raisons d’aller au Hellfest

« Je suis venue, j’ai vu, j’ai vaincu la canicule ». Pas peu fière d’avoir enfin pu y mettre les pieds (merci Roger !), voici un listing objectif des 6 raisons pour lesquelles vous devez ABSOLUMENT faire un tour au festival de musiques extrêmes le plus célèbre de l’hexagone.

#1 – Les décors

 

Le Hellfest, c’est un peu le Disneyland des grands enfants vêtus de noir. La scénographie y est léchée et les décors conçus par des artistes plasticiens talentueux. Il n’y a qu’à relever l’effort considérable qui a été apporté au Hell City Square, la zone de merchandising. Chaque façade redouble d’inventivité pour nous en mettre plein la vue et embellir cette mini-ville aux allures de Camden Town. La cathédrale, qui fait office de portique d’entrée menant aux scènes, est quant à elle impressionnante.

La War Zone vaut également le détour, avec sa décoration axée miradors et fils barbelés plus vrais que nature. Là-bas, un hélicoptère écrasé sur un toit de taule rouillée achève de poser l’ambiance semi-désertique du lieu. D’année en année, cette scène s’agrandie pour le plus grand plaisir des festivaliers. N’oublions pas non plus la statue de Lemmy Kilmister à quelques pas de là, véritable monument rock’n’roll érigé en la mémoire du charismatique chanteur des Motörhead. De nombreux pèlerins s’y retrouvent pour trinquer à sa santé.

Non-loin du Royaume du Muscadet (une petite forêt poussiéreuse mais ombragée), une grande roue a même été installée pour celles et ceux d’humeur romantique (ou qui souhaitent admirer le festival vu du ciel à la sauce Yann Arthus-Bertrand).

En prime, le site du Hellfest est aussi beau de jour que de nuit. Au crépuscule, des lance-flammes viennent habiller les structures métalliques et containers brûlants pour un effet steampunk-apocalyptique des plus réussis. Bienvenue en enfer !

#2 – L’ambiance

 

Les métalleux sont des gens résolument sympathiques et fraternels. On t’écrase le pied ? Ton bourreau se confondra en excuses en te tapotant l’épaule. Tu as chaud ? Un petit malin muni d’un pistolet à eau t’arrosera volontiers. Tu as aussi sans doute vu circuler sur Facebook cette vidéo d’une jeune femme en fauteuil roulant portée par des dizaines de bras et parcourant la foule de long en large. Last but not least, les métalleux sont aussi de fins connaisseurs de Kaamelott. Des phrases cultes de la géniale série créée par Alexandre Astier retentiront donc régulièrement aux quatre coins du camping. « Interprète ? »

#3 – Les gens déguisés

 

Les tenues de vikings, c’est du déjà vu. Derrière chaque grand barbu se dissimule désormais une délicate princesse, licorne ou fée. Ou un Power Ranger force rouge.

#4 – La bière

 

« Préservez l’eau, buvez de la Kro ! » Les festivaliers ont en tout cas suivi l’adage à la lettre, avec pas moins de 2 670 hectolitres engloutis sur tout le week-end, soit quelque 1,4 million de verres en 25cl. Maintenant, imaginez la queue devant les toilettes des filles. C’est décidé, l’année prochaine, j’investis dans un pisse-debout.

 

#5 – Les gens qui font des cornes avec leurs doigts

 

Ici, pas de « Bravo » ni d’applaudissements timides, uniquement des « Yeaaaah » et des cornes du diable brandies avec l’index et l’auriculaire. Même Jacqueline, 92 ans, s’y est mise (source : francetv zoom).

#6 – Les groupes

 

Finalement… c’est une raison qui se tient. Mes coups de cœur :

  • Electric Wizard, pour l’ensorcellement collectif. (photos)
  • Red Fang, pour nous avoir confirmé qu’ils constituent l’un des piliers de la grande et belle cathédrale du stoner rock. (photo)
  • Frank Carter, pour l’exploit de marcher sur la foule. Oui, Frank marche sur les gens. (photos)
  • Autopsy, pour la violence extrême et bénéfique qu’apporte ce groupe de death métal à mon petit cœur. (photo)
  • Scour, parce qu’il s’agit du nouveau groupe de black métal de Phil Anselmo, ex-chanteur de Pantera. Inutile d’en dire plus.
  • Ultra Vomit, pour le plaisir d’avoir fait la chenille avec 11 000 autres festivaliers.
  • Textures, parce que c’est l’un de leurs derniers concerts avant leur séparation, et que ce groupe néerlandais mérite franchement le détour.
  • Suicidal Tendencies, parce qu’il m’aura fallu attendre d’avoir 25 piges pour découvrir le son feel good de ce groupe de trash américain. J’aurais adoré les connaître à mon adolescence ; j’aurais eu de beaux t-shirts dans ma garde-robe.
  • Slayer, parce que même avec des cheveux gris, leurs morceaux n’ont pas pris une seule ride.
  • Primus, pour la folie du jeu de basse de Les Claypool.

Au total, cette 12ème édition aura attiré pas moins de 150 000 festivaliers issus de divers horizons géographiques et musicaux. Clisson, conquise comme je le suis, je te dis à très bientôt (et avec un pass photo en poche, je l’espère !).

Texte et photos : Camille S

Site officiel du festival

Camille Schné
schneider.camille.54@gmail.com

Fan de musique et de bonne bouffe. J'écris 2-3 petites choses pour Hōko, généralement des live report.

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