Décibulles 2018 I Édition anniversaire

Ce n’est pas moins de 27 000 festivaliers qui se sont réunis les 12, 13 et 14 juillet derniers dans la Vallée de Villé pour célébrer comme il se doit les 25 ans d’un festival familier et atypique : Les Décibulles.

Avec des grands noms en tête d’affiche comme Catherine Ringer, Roméo Elvis, Jain ou encore Chill Bump, ce festival a de nouveau répondu à toutes ses promesses : convivialité, bonne humeur et découvertes. Comme chaque année nous y étions, nous avons vibré et déambulé. De retour dans notre Strasbourg, nous vous dressons un tableau de ce qui nous a marqué en cette édition anniversaire.

Impromptus musicaux : coup de coeur de cette édition

Alors que les incontournables des musiques actuelles soulevaient le public de la grande scène, la foule devant le Kiosque quant à elle ne désemplissait pas. Pour cause, une curiosité et une programmation surprenante mettant en avant les révélations d’aujourd’hui et de demain.

De ces trois jours de découvertes, nous retenons principalement le rock garage bouillonnant de Pogo Car Crash Control. Brut et sans artifice, les membres de ce groupe français sont réputés pour retourner les foules grâce à une énergie affolante et rocambolesque. Lâcher prise et tout envoyer valser pour se défouler sur un son bruyant : c’est maintenant chose faite.

Virage à 360° avec les deux personnages totalement loufoque du groupe Turfu. Ce duo composé par Raphaël Decoster et Matthieu Souchet jongle avec brio entre musiques traditionnelles, folk, et sonorités techno détonantes. Un mélange qui peut surprendre, mais nous changeons bien vite d’avis suite à une prestation live loufoque. Une chose est certaine, ces deux là viennent du « Turfu ».

Dernière découverte et nouveau style musical avec El Maout, un artiste qui fait tout avec presque rien : un loop station, un flow groovy et une maîtrise de l’improvisation pour un résultat 100% hip hop qui fait du bien aux oreilles.

Une scénographie et un décor repensé

Niveau décoration et scénographie, le festival a mis les petits plats dans les grands : découverte d’un nouveau village atypique et poétique.

Des éditions précédentes, nous nous souvenons tous des bars et points de restauration Chez Régine, Chez Gilles et Chez Lulu. Cette année, un petit nouveau fait son arrivée dans la famille : « S’Schenste Tàl ». Un nom étrange mais 100% local puisque l’association qui se cache derrière tenait tout particulièrement à valoriser les richesses locales et perçoit le festival comme une vitrine de la Vallée de Villé : à la carte les bières de la Brasserie l’Abreuvoir, les vins du Domaine Christian Barthel ou encore les cocktails de Miss Massenez. Des consommations qui s’ajoutent aux incontournables 35 sortes de bières sélectionnées chaque année. Car rappelons-le, cet événement puise avant tout son origine dans un projet de réunir décibels du son et bulles de bières !

Un nouveau lieu gourmand qui a su parfaitement s’intégrer dans un nouvel aménagement global où le bambou et le bois étaient à l’honneur. Un kiosque et un espace détente qui étaient cette année surplombés par une canopée de 200 m2.Cette structure mettant en avant le côté naturel du festival a été réalisé par l’atelier Déambulons, créateur de design d’espace et structures en bambou. Une décoration d’envergure qui invitait les festivaliers à la rêverie. Et pour couronner le tout, les festivaliers ont pu admirer, tous les soirs, un feu d’artifice lancé depuis les abords du site. Happy 25th Birthday !

Texte : Mariane E | Vidéo et photographies : Laurent Khrâm Longvixay

Mariane Erard
mariane.erard@gmail.com
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