Fanfarodoi 2018 I Live report

Des fanfares, de la joie et de la bonne humeur. Bienvenue dans l'univers déjanté de la Fanfarodoi !

Les 9, 10 et 11 février derniers, les fanfares et la bonne humeur se sont emparées du Molodoi, transformant la célèbre salle Strasbourgeoise en véritable joyeux de musiques jazz, groovy et des balkans. Le Fanfarodoi, festival incontournable pour tous les fanfares-addict, est donc revenu cette année pour une douzième édition, toujours haute en couleurs. Au programme : de la musique, de la joie, de la danse et sans oublier l’inéluctable journée jeux. Retour en texte et en images sur cet événement qui nous a fait vibrer.

Premier jour des festivités et c’est le groupe Trio Pinto qui a l’honneur d’ouvrir le bal. Niché dans un coin de la salle, ce trio Strasbourgeois ambiance tout doucement les spectateurs curieux qui remplissent la salle. Familles et enfants, petits et grands, tout le monde commence à danser au son des trompettes ! Une belle mise en bouche très intimiste qui nous donne une petite idée de ce à quoi va ressembler ce week-end de fête ! Après une petite heure de reprise musicale et autre joyeux anniversaire, fin du premier round. Direction la grande scène qui se trouve non loin de là. Sur le plateau, nous pouvons apercevoir parsemés au milieu de grands instruments en cuivre, quelques cagettes de bières et des tapis. Le minimum nécessaire pour accueillir comme il se doit les gentlemen du second groupe : Le Funky Brass Connexion ! Ces 5 musiciens, amoureux du répertoire soul and funk dans années 1960, ont transformé le Molodoi en véritable club de jazz à la broadway : avec des titres oscillant entre des rythmes à la Maceo Parker ou encore Luther Alison, le groupe a offert au public une véritable palettes musicales qui fait du bien aux oreilles !

Le public en redemande encore, et cela tombe bien puisque le troisième groupe de la soirée prend place … mais pas n’importe où … dans la foule ! Totalement vêtus de déguisements loufoques­ et lunettes de soleil, les membres de la Fist (Fanfare Innommable de Strasbourg) annoncent la couleur : surprenants et rayonnants, les 9 solistes de la fanfare partagent avec le public des boum-boum-boum et du groove à la Gnarls Barkley, Dirty Dancing ou Amy Winehouse. Le principe est simple : le groupe performe sans pitié ni ampli et met à l’épreuve les spectateurs … Petit à petit,  le public se laisse emporter dans ces sons et mélodies très funky où chacun chante à tue-tête et ou chaque corps se lance dans des mouvements endiablés.

Après cette séance de sport et de danse totalement loufoque, c’est au tour de la Fanfare Energy Bend d’ambiancer le public. Et en plus d’une ambiance, c’est un véritable voyage que ce groupe strasbourgeois propose au public : au détour d’un air tzigane ou d’une ritournelle des Balkans, les spectateurs montent à bord d’un train traversant l’Orient et l’Occident, à la découverte de paysage sonore festif. De quoi faire rêver le public pour bien terminer cette première journée totalement folle.

DJ Blakaliente ! Autant dire que la performance de ce DJ / musicos / parisien s’accompagne parfaitement avec cette heure tardive. Toujours accompagné par son trombone, l’artistes propose des sets bouillonnant d’énergie et soulèvant le dancefloor : au début de la prestation, le public était secoué par un petit tremblement de terre, crépitant, vibrant encore et encore pour se laisser embarquer par un véritable cyclone. Les jambes doivent encore s’en souvenir mais une chose est certaine : la bonne humeur, la fête et la musique était au rendez-vous !

Le deuxième jour du Fanfarodoi a été tout aussi festif que le premier, tout comme sa programmation et ses groupes. Les premiers musiciens à partir à la rencontre du public ne sont autres que les membres de Les Velcros Brass Band, une formation musicale survitaminée. Tout au long de cette première heure de festivités, le groupe a rejoué des morceaux populaires revisités à leur sauce bien évidemment : du cuivre, des trompettes et une bonne ambiance garanties ! Le deuxième groupe débarque ensuite sur scène et c’est tout un spectacle qui va s’offrir au public. Tout droit venu de la « Boucravie », contrée non lointaine de l’Alsace, le Flying Orkestra prend place sur scène et impose son style : une explosion de couleurs avec des déguisements plus que décalés, des chorégraphies endiablées et un méli-mélo musicale aux multiples influences. La prestation de ces artistes possédés reste dans les esprits, donne le sourire aux lèvres et fait bouger les corps ! Et après ce show de folie, le public est bouillonnant.

C’est alors que le troisième groupe de la soirée, composé des 25 musiciens de Chaos Par Uppercuite débarque subitement à travers la foule, se dirigeant vers une petite scène. Dès lors, la salle de concert s’est transformée en un véritable karaoké géant. Ces artistes proposent un savant mélange de solos renversant et surtout de mélodies entêtantes qui font même chanter les plus timides : Barbie girl de Aqua ou encore Sous l’océan de La Petite Sirène, aucun tube n’échappe à ces petits fanfarons. L’ambiance est bonne enfant et le public se laisse facilement prendre au jeu.

Après cette belle séance de chant, vient alors le tour de Broken Brass Ensemble. Cette fanfare venue des Pays-Bas se réapproprie les sons de cuivre vibrants de la Nouvelle Orléans.  En y ajoutant de la funk, de la soul ou encore du hip-hop, le résultat est sans appel : un savant mélange entre tradition et musiques actuelles, une belle découverte ! Dans cette ambiance de fête, les musiciens improvisent des chorégraphies et des solos sur scène, pour carrément finir au milieu de la foule à déambuler ici et là, jusqu’à s’en aller, encore et toujours en musique, direction Amsterdam. Goodbye Broken Brasse Ensemble.

Deux jours de festivités musicales et de fanfares, deux jours de bonne humeur clôturés par l’inéluctable, l’incontournable, la parfaite journée jeux du dimanche, ainsi s’achève la douzième édition du Fanfarodoi. Merci Pelpass, prochain rendez-vous vibrant : le festival Ind’hip hop, on a hâte !

Texte : Mariane E | Photographies : Laurent Khrâm Longvixay

Mariane Erard
mariane.erard@gmail.com
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