Kronik : Keys & Promises – Transition

Transition, le bien nommé !

Dans le vivier des groupes alsaciens, Keys & Promises fait un peu bande à part ; pas assez bruyant pour tomber dans le metal, mais trop tapageur pour être qualifié de rock. Après un premier album éponyme en 2012 et un changement de line-up, le plus américain des groupes alsaciens est de retour avec un EP nommé Transition. Un opus qui porte bien son nom. 

Les guitares sont lourdes et saturées, mais alors qu’on se prépare à headbanger un poil, on se fait couper dans son élan par un refrain aux allures pop. On vérifie le CD, oui, c’est bien Keys & Promises ! Mais ici, on est face à la version 2016 du groupe, moins emo et adolescente… et c’est tant mieux. 

Le chant est moins torturé, les parties de guitare plus sobres. Rien n’est laissé au hasard, les morceaux vont droit au but et sont clairement construits pour être des tubes. En témoigne Smile, un des extraits vidéo, qui aurait largement pu se retrouver sur un album de Hoobastank ou de Good Charlotte. Un aspect tubesque et grand public largement accentué par des nappes de clavier et des choeurs sur quasiment tous les titres. Aux morceaux aux refrains trop propres, certains préféreront la puissance de Be There and Gone ou encore de Milestone, le titre le plus violent de l’EP sur lequel le groupe invite Vincent Peignart-Mancini, chanteur de Aqme depuis 2012. 

Transition, le bien nommé, délivre donc un message de changement. Keys & Promises a changé, évolué, voire grandi. Nul doute qu’un changement de line-up au fil du temps aura également participé à ce virage musical. Keys & Promises 2016, c’est donc des morceaux taillés sur-mesure pour rester gravé en mémoire grâce à des refrains accrocheurs et des choeurs qu’on se surprend vite à fredonner en allant faire ses courses par exemple. Avec ses titres aux sonorités rock-metal californien, Transition offre quelques 20 minutes de vacances outre-atlantique.

Allan Ros
allan@aros.fr

J'aime bien faire fondre des trucs.

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