Olivier : quand « les chansons douces sont des ponts vers nos sourires ».

26 février 2016. Ce soir, j’ai rendez-vous dans un petit restaurant plein de charme, le Divanoo, à Bischeim. L’établissement organise régulièrement des événements variés pour pimenter les soirées des gourmands qui viennent passer du bon temps à table. L’aimable gérant Raimund Foglar aurait même émis le projet d’organiser des scènes ouvertes prochainement. Mais ce soir, c’est un dîner-concert qui est au programme : le trio Olivier Musica, composé d’Olivier, Ken et Thibault va agrémenter le repas de leurs « chansons intimistes et originales ».

Ce trio sympathique naît de l’évolution du projet solo d’Olivier. L’enregistrement de son premier album, « Dessiner l’Horizon », en octobre 2014 a été un déclic. Encouragé par ses proches, il se remet en question, prend du recul, et décide de s’entourer de deux musiciens. L’aventure Olivier Musica commence ! Ils se produisent dans tout types de lieux à Strasbourg et dans ses environs : cafés, bibliothèque André Malraux, Espace Django Reinhardt, salles de spectacles comme l’Illiade ou le Taps Scala… et ce soir, dans un restaurant.

21h05. Les musiciens sont impatients de commencer. Olivier annonce un concert à l’ambiance «familiale et bon enfant». Tout le monde se tourne vers les musiciens et écoute avec attention dès les premières notes. Habillés de bretelles, béret, chapeau et autre nœud pap’, le trio nous fais découvrir leur univers musical: un son chaleureux et lumineux, grâce au timbre rond de la clarinette, à la basse enveloppante et à la voix chaude du chanteur. Ça swingue ! Pour Olivier, c’est le texte qui prime, qui doit toucher le public au cœur. Il chante en français, et cherche à faire rebondir la langue en jouant avec les mots et en utilisant des métaphores. Il débite ses paroles avec un flow qui groove ! On sent l’influence du rap, mais également du jazz Nouvelle-Orléans et du scat, du reggae, de la bossa… Leur musique constitue un mélange instinctif de tous ces genres, et il en résulte des chansons entraînantes et authentiques.

Pour la chanson « Evision », Olivier demande au public de claquer des doigts. J’aperçois le gérant qui tape des mains depuis le comptoir. Le trio communique avec les gens présents dans la salle, leur adresse non seulement des notes de musique mais également des notes d’humour. Ils abordent un sujet sérieux dans la chanson « De Grandeur et de Folie », mais toujours avec enjouement. Sous la demande du chanteur, certains prennent un plaisir inattendu à imiter le caquètement de la poule. Il les encourage en affirmant qu’ « une poule sommeille en chacun de nous ! ». Le bassiste se lance lui aussi dans une imitation de l’animal : les éclats de rire fusent. Comme me l’a confié Olivier avant le concert, la réaction du public alimente leur motivation.

Au bout d’une heure de concert, les musiciens prennent une pause, et discutent avec le public. J’échange quelques mots avec le père du chanteur. Il me révèle qu’il a participé à l’enregistrement de l’album « Dessiner l’Horizon », en jouant du piano sur le titre « Evision ». « Nos intelligences s’accordent bien en terme de musique », me dit-il. Je dit à Olivier que je passe un bon moment, et que ses chansons mettent de bonne humeur. « C’est le but ! On va essayer de faire pareil pour la suite ».

Les moments qui balancent laissent la place à un début de deuxième partie plus calme, tout en émotion. On écoute attentivement le texte de la chanson « Triste Mélodie ». On nous conseille de fermer les yeux pour écouter la berceuse «Dodeline». Les paroles poétiques du titre « Etoile » sont mises en avant par des arpèges de guitare épurés. Ils nous invitent à faire un câlin à la personne assise à côté de nous pour introduire la chanson « Tendresse ». « Les paroles d’amour, c’est important. C’est pour ça que l’on vit », affirme Olivier.

Le concert prend fin, les musiciens nous remercient d’avoir été là. Le public demande un rappel, et nous échappons de peu à une reprise de Libérée Délivrée. A la demande du public, ce sera plutôt un medley de « Emmenez moi » de Charles Aznavour, que le public chante en cœur en se dandinant de gauche à droite, et d’un titre de Féfé, « Le charme des premiers jours ».

Après ce dernier bon moment, le concert est bel et bien fini. « J’espère que vous partirez le cœur léger et plein de bonnes choses », nous dit Olivier. Le but est atteint. Les écouter met du baume au cœur, ils guérissent à coup de sourires, et donnent envie de danser. Le trio insuffle un vent de joie de vivre, et cherche à transmettre les choses essentielles de la vie : l’amour et l’allégresse, le tout à travers leur musique sincère. Et ça fait du bien !

« Evision » nous invite à « passer de bons moments ici ou ailleurs », tandis que la chanson « Vedere al di là » parle du rêve, du fait de voir au delà de ce que l’on voit :

Plus d’informations sur le site officiel d’Olivier Musica !

Retrouvez toute l’actualité du trio qui swingue sur Facebook !

Crédit photo : Laurent Khrâm Longvixay

Vidéo : Remi Vandendresch

Article : Déborah

Déborah Pfleger
deborah.pfleger95@gmail.com
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