Pauwels répond à une interview par un discours surprenant.

Ce serait un euphémisme de dire que Pauwels est un groupe mystérieux. Ce serait un oxymore de dire que ce sont des musiciens ordinaires. Ce serait un mensonge de dire qu’ils font tout comme les autres. J’ai voulu connaître le groupe de math rock Pauwels plus en profondeur, en leur posant quelques questions. Je m’attendais à recevoir une réponse conventionnelle, classique…

Comment vous êtes vous rencontrés ? Avez vous tout de suite compris que vous étiez faits pour jouer de la musique ensemble ?

Votre musique est exclusivement instrumentale. Pourquoi avoir fait le choix de ne pas écrire de textes ?

D’où vient votre nom ? A-t-il un lien avec l’écrivain Louis Pauwels ?

La musique que vous jouez est atmosphérique, caractérisée par des sons puissants. La pochette de votre dernier EP, Kobal, est un peu à l’image de votre son : contrasté, escarpé, mystérieux… Avec une musique aussi expressive, n’avez vous jamais pensé à faire de la musique pour un film ou un court métrage ?

Pauwels, ça sonne post rock, math rock, parfois expérimental. Par rapport aux concerts, préférez vous jouer devant un public qui connaît déjà votre musique ou au contraire, aimez vous plutôt relever le challenge de convaincre une foule qui ne vous connaît pas encore et qui n’est pas familier avec ce genre de musique ?

Avez vous des événements prévus pour les mois à venir ? Dates de concert, nouvel album…

… et au lieu de ça, j’ai eu droit à un texte plutôt étrange, qui parle d’une prophétie, d’un volcan, et d’une tribu. J’imagine que seuls les membres du groupe en connaissent le véritable sens. A toi, cher lecteur, d’élucider le mystère de cette réponse énigmatique :

À l’Est du monde il y a un volcan. Après des jours de trajet je me suis retrouvé enfin à ses pieds. J’attendais ce jour où les orages font naître un torrent qui remplirait la gorge du volcan. J’ai attendu 7 jours quand soudain, ce que je souhaitais arriva. En quelques secondes l’eau cristallisa le volcan et moi-même. Nous ne faisions plus qu’un.

À mon réveil, je m’aperçus que je n’étais pas le seul à attendre cette prophétie, nous étions 5 en tout. Isolés, nous nous sommes tout de suite regroupés pour former une entité. Nous ne parlions presque pas la même langue, alors pour nous faire comprendre les uns des autres nous avons utilisé des sonorités issues d’objets à portée de main. La rythmique nous permit de comprendre les enjeux de cette nouvelle vie, la mélodie son aspect dramatique, et l’harmonie le potentiel que nous pouvions en tirer.

L’un d’entre nous pratiquait la lecture et possédait une seule et unique revue. Mais malheureusement, le nom de l’auteur avait été effacé avec le temps. Seul le titre apparaissait : Planète. À l’intérieur, de nombreuses gravures qui nous ont tout de suite interpellées. Nous avons voulu les interpréter en les copiant à l’aide des quelques outils que nous avions fabriqués. L’ensemble de ces images assemblées racontait une histoire, mais le sens n’était clair pour personne. C’est en continuant à exprimer nos sens tous ensemble que nous avons réussi à constituer un panel de chants et de registres.

Et c’est depuis ce jour que de temps en temps, des groupes d’individus viennent nous voir pour essayer de comprendre cette chose expressive qui nous transporte. Avec le temps et l’expérience de chacun, la communication devenait de plus en plus évidente. Certaines personnes ne voulaient plus entendre parler de ça, les chemins furent alors divers dans les courants de pensées.

Nous sommes en 2016 et 4 années plus tard, nous avons décidé de sortir du volcan pour côtoyer un public plus large en Europe. Nous arriverons au mois d’avril et nous sortirons un support avec une autre tribu, les Uns, en septembre.

En tout cas, vu le titre de ce morceau, « L’Amour Monstre », j’ai la confirmation que leur nom a bel et bien été influencé par l’écrivain Louis Pauwels.

PAUWELS EUROPE TOUR APRIL 2016

10605662_899105173539266_95258568_o

Pour découvrir tout l’univers de Pauwels, c’est par ici que ça se passe : Site officiel de Pauwels Page Bandcamp Page Facebook

Crédit photo : Laurent Khrâm Longvixay

Article : Déborah

Déborah Pfleger
deborah.pfleger95@gmail.com
1Comment
  • Pauwels – Electrophone
    Posted at 14:00h, 16 mars

    […] Alors on l’a déjà écrit ça. Sur Höko Magazine, il y a un texte qui relate et qui explique tout cela [il s’agit d’un conte métaphorique, […]

Post A Comment