Rétro-Viseur : Daidal – Album Eponyme (2013)

pochette_daidal3-464x430Bonjour à toi lecteur. Aujourd’hui, je tente de m’attaquer à la quête la plus périlleuse qui soit, une chronique du premier album éponyme de Daidal, sorti le 8 mars 2013. Préparez-vous à vous perdre dans un labyrinthe musical aux sonorités … inattendues.

D’abord intrigué par la pochette du CD qui me rappela aussitôt le film Shining, je le fus d’autant plus en découvrant la sonorité du premier titre Skopos. Autant le dire immédiatement, mieux vaut avoir l’esprit grand ouvert et vouloir être surpris en découvrant l’univers de Daidal. Le nom du groupe n’est pas trompeur puisqu’on se retrouve enfermé dans une sorte de cheminement musical. Le groupe semble prendre des virages à plusieurs reprises au sein de ses compositions. D’ailleurs, comment peut-on qualifier le style de Daidal ? A première vue, il serait tentant de parler de musique électro mais cela serait minimiser le travail du groupe. En vérité, on se retrouve avec un mélange saugrenu de musique électro en premier lieu, auquel s’ajoute une sonorité jazz apportée par le saxophone. Cependant, ce n’est pas par quelques phrases que j’arriverais à vous retranscrire l’avalanche de sonorités rencontrées au travers des huit titres de l’album.

Si certains se retrouveront complètement largués dans l’univers du groupe, c’est certainement car il faut davantage l’imaginer comme une expérience musicale et non tenter de le comprendre et de l’analyser pas à pas : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Certains titres comme Akti sortent complètement de ma sphère de compréhension et je ne me sens absolument pas capable de vous décrire ne serait-ce que quelques secondes du titre. Heureusement pour moi, d’autres comme Xiphos et Epistrophie, avec leur ambiance de bande son de films d’espionnages, me semblent plus accessibles mais demandent une réelle concentration pour être écoutés. En vérité, pour avoir entendu le CD en boucle lors de la réalisation de cette chronique, je n’arrive toujours pas à me repérer dans les morceaux ou même à deviner à quelle piste je me trouve. N’ayons pas peur des mots, je suis perdu. Quoi, vous aussi ?

Ainsi se conclut cette chronique aussi déboussolante que l’album qu’elle présente. Ne vous fiez pas au champ lexical de cette dernière, si l’aventure du Daidal est totalement dépaysante, elle n’en reste pas moins réellement immersive et intéressante. Nous ne parlons pas ici d’un album qui s’écoute en fond lors de vos soirées entre amis, dans votre voiture en rentrant de vacances ou du travail (après, si vous êtes gardien dans un hôtel fermé pour l’hiver et que vous n’avez que votre femme, votre fils et votre hache comme compagnie). Nous parlons plutôt d’une musique qui vous demande un engagement physique pour maintenir votre attention et parvenir, si vous êtes assez doué, à passer un moment plus ou moins agréable. Saluons l’incroyable originalité du projet, la parfaite maîtrise des instruments de la part du quatuor mais aussi le travail d’immersion réellement saisissant. Nul doute que la découverte du groupe en concert doit être d’autant plus…déboussolante !

Et depuis ?

Daidal cherche toujours son chemin, saxophone dans une main et GPS dans l’autre. Le groupe annonçait dernièrement sur son Facebook travailler sur un EP 5 titres constitué de reprises aux accents Dub- -Techno- -Electro- -Indus- -Experimantal. Voilà qui nous promet encore de longues heures de déambulations sonores.

Allan Ros
allan@aros.fr

J'aime bien faire fondre des trucs.

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