Rétro-Viseur : Polaroid3 – Rebirth of Joy

Des polaroïds, de la pizza et des VHS

Pochette Rebirth of Joy600Salut à toi lecteur, aujourd’hui nous retournons en Juin 2012 pour (re)découvrir Rebirth of Joy, EP 4 titres du trio Polaroid3 qui se définissent eux-même comme de l’Alternative Electronique Pop. Etant de ceux qui frissonnent à l’utilisation du mot pop, j’ai cependant réussi à dépasser mes peurs primitives pour découvrir 4 morceaux et un groupe vraiment captivant. Analyse…

Polaroïd3 c’est avant tout la voix électrique et hypnotique de Christine Clément, mise en valeur par Christophe Imbs au synthétiseur analogique et rythmé par Francesco Rees qui prend place à la batterie. Le trio magique évolue à travers des ambiances rétros et planantes, parfaitement soignées et terriblement prenantes.

Le titre d’ouverture, You Must Go On, ingénieusement choisi pour la réalisation d’un clip, présente parfaitement l’univers du groupe. Le morceau possède une rythmique entraînante, amenée par la batterie,  associée à une ambiance enivrante allant crescendo jusqu’à sa conclusion. J’imagine que certains remplaceront le mot « enivrante » par « inquiétante » lors du visionnage du clip puisque ce dernier présente la chanteuse du groupe, avec la peau bleu, cerné par des lampes de chevet ou recouverte par une bâche transparente. Une vidéo aussi originale que bizarre qu’on vous invite à découvrir à la suite de cet article. Moi, j’ai dit bizarre ? Comme c’est bizarre…

 Les deux titres suivant The suburbs of a Secret et A word is dead témoignent de l’aspect plus calme du groupe. Étrangement le premier morceau m’a directement fait penser à du Radiohead, certainement à cause de jeu de batterie à base de toms qui rappellera à beaucoup le titre There There des comparses de Tom York. A word is dead quant à lui m’a rappelé quelques morceaux de Portishead  dans son allure lente et élégante, le travail de la voix y est remarquable. D’ailleurs le titre pourrait aussi facilement se faire passer pour le générique d’un vieil épisode de James Bond, même son nom pourrait être une référence aux aventures de l’agent 007 quand celui-ci se cachait sous les traits de Roger Moore ou Sean Connery.

Not Here, Not There sonne comme le générique de cette vieille série dont vous aviez acheté tous les VHS et que vous regardiez en boucle sur votre vieille télé cathodique que vous aviez ramassé aux objets encombrants. D’ailleurs cette télé était un peu merdique puisque avec son antenne foutue vous n’arriviez à capter aucune chaîne. Vous aviez certainement passé une soirée entière à tenter de capter le moindre signal avant de vous résoudre à l’utiliser uniquement pour vos cassettes vidéo. Avouez, elles vous manquent ces vieilles cassettes ! Quoi ? Même pas celles avec les Tortues NinjaNot here, not there est le titre qui nous a le plus séduit et que nous avons le plus écouté lors de la réalisation de cette chronique, son ambiance plus légère et son rythme totalement pop a séduit les nostalgiques que nous sommes. Qu’elle était belle cette époque où nous pouvions fredonner des hymnes pop en empoignant notre walkman comme un micro tandis que notre casque trop grand se balançait au rythme de la musique sur notre petite tête de salle gosse. Heureusement des artistes comme Polaroïd3 nous permettent de revivre ces instants et nous rappellent que peu importe les années, nous restons des salles mioches. 

Première diffusion – Mars 2013 – NoyZin

Et depuis ?

Polaroid3 existe toujours. Christine Clément à arrêté de se baigner dans du sang de Schtroumpfs et retrouvé une couleur de peau normale. Elle à cependant perdu son immortalités dans le même temps. Christophe Imbs tape toujours sur son clavier. Francesco Rees tape toujours sur sa batterie. 

Le groupe annonçait il y a quelques jours que son premier album était en cours de mixage. Vous pouvez les suivre sur Facebook

Allan Ros
allan@aros.fr

J'aime bien faire fondre des trucs.

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