Summer Vibration Festival : un concentré de bonnes vibes

C’est sous un soleil de plomb, une chaleur tropicale et quelques pluies diluviennes que s’est déroulée la 6ème édition du Summer Vibration à Sélestat.

Tous les Strasbourgeois aguérris connaissent ou ont déjà participé au célèbre, qui plus est unique festival de reggae alsacien. Pour ma part, ce fût une première expérience. Amatrice de moments festifs, conviviaux et musicaux, ce n’est pas sans impatience et grande curiosité que je me suis rendue dans ce petit village appelé Sélestat, prête à onduler au rythme de musiques jamaïcaines. Retour sur ce week-end pluvieux certes, mais très heureux.

Un cadre unique aux allures de havre de paix

Une programmation attractive peut faire le bonheur des festivaliers, mais ce bonheur peut être décuplé par un cadre et un aménagement judicieusement pensé. Un pari que l’organisation a su largement relever.

Un festival situé dans un cadre naturel aux abords de cette petite ville alsacienne et dont le chemin d’accès est arboré d’un cours d’eau qui a fait le bonheur des festivaliers à la recherche de fraîcheur. Dans l’enceinte du festival, de la verdure, de la nature, des zones de détente et au loin, les ombres des hauteurs alsaciennes. Rien de mieux pour passer trois jours de festivités. Ce cadre naturel a été parfaitement sublimé par différentes installations :

–        un market place où les festivaliers ont pu chiner vêtements, bijoux et autres objets divers issus de l’artisanat et de la culture rastafari et africaine,

–        un ventriglisse géant pour retrouver son âme d’enfant et mouiller son short,

–        une cabine photo dotée d’accessoires plus loufoques les uns que les autres, pour repartir avec des clichés ensoleillés,

–        une belle zone de détente « Les Jardins de Gaïa », à l’ombre des arbres et parsemée de banquettes en bois et palettes, tapis et autres drapés,

–        sans oublier (glouton) l’espace restauration et son tour du monde culinaire.

En plus du cadre complètement idyllique proposé par le Summer, j’ai été agréablement surprise et satisfaite par l’engagement éco-responsable du festival. Des cendriers de poche ont été distribués sur le site du festival grâce à une chouette collaboration, pratique et ludique avec Greenminded et leurs “cendriers sondage”. Pour infos, Greenminded est une association de préservation de l’environnement dont l’objectif est de proposer des solutions de recyclage et de rendre visibles les déchets dit invisibles (vous savez tous ces mégots de cigarettes dont on ne prête aucune attention et qui jonchent nos sols).

Autre exemple de ce bel engagement avec le travail acharné de la brigade verte (sur le camping cette fois-ci) en collaboration avec les festivaliers bien évidemment. Chaque campeur s’est vu attribuer un éco-pack à son arrivée sur le camping. Poubelles jaunes, noires et vertes, un type de sac, un type de déchets. Le principe ? Rapporter, en fin de festival, les sacs correctement triés à la Brigarde Verte, et hop tu repars avec une affiche de l’artiste de ton choix sous le bras et le sentiment du devoir accompli. Well done.

Une programmation éclectique et tropicale

Savant mélange entre reggae instrumental, sound system ou encore new roots, le Summer Festival a su proposer une programmation riche et éclectique où artistes ancienne et nouvelle génération se sont succédés sur scène : de Keziah Jones à Raggasonic en passant par Demi Portion, Don Carlos ou encore Third World, c’est plus de 30 artistes qui ont ambiancé la foule durant le week-end.

Mes coups de cœur du week-end

 

Le groupe reggae / hip-hop Jahneration. Sur scène, c’est une énergie folle qui se dégage de ce groupe made in France, grâce à des impros de hip-hop au flow déconcertant, des sons lourds de guitare et des envolées de batterie, sans oublier, bien évidemment le flow reggae jamaïcain. Le mélange peut paraître surprenant, mais le résultat est là : le reggae peut devenir une musique très riche et celle proposée par Jahneration en est la preuve vivante.

Autre coup de cœur, plus nostalgique quant à lui puisqu’il s’agit de l’artiste Taïro, dont les musiques ont su  égayer mes journées de lycéenne. Quelques années plus tard, j’ai donc la chance de découvrir cet artiste en live au Summer Vibration. Du smile, de la fraîcheur, des bonnes vibes et des incontournables comme « Une seule vie », « Elle veut » ou encore « Bonne weed ». Autant vous dire que je n’étais pas la seule festivalière à être prise d’une nostalgie soudaine (et quelque peu euphorique). C’est donc en union parfaite que le public a accompagné Taïro, ses musiciens et ses deux choristes au long d’une pure heure de bonheur.

La pluie ayant eu raison de moi, je ne peux pas poser des mots sur la dernière journée du festival. Mais pour finir sur une bonne note, je vous laisse revivre la journée du samedi à travers les clichés de notre photographe.

See you next year Summer Vibration Festival !

 

Aftermovie 2019

Texte : Mariane Erard

Photographies : Laurent Khrâm Longvixay

Mariane Erard
mariane.erard@gmail.com
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