Ursa Minor : un lieu, des Hommes et des chats

Hōko: Qu’est ce que l’Ursa Minor?

Ursa Minor est à la fois le lieu et l’association qui le gère. Ce lieu se trouve à Saint-Etienne. Il est implanté sur le site Mosser, ancienne brasserie de la fin du XIXème siècle reconvertie en espaces de création et de diffusion artistique par 3 associations : Greenhouse (atelier et espace d’exposition), Coxaplana / Gran Lux (cinéma expérimental) et nous-même, Ursa Minor.

Hōko: Que signifie ce nom?

Ursa Minor, c’est la « petite ourse » en latin. On est jamais allé à l’école, mais il paraît que…

Hōko: On dit que vous avez entièrement rénové le bâtiment, à quoi ça ressemblait avant ?

À notre arrivée en 2009, le lieu était clairement à l’abandon… L’espace nous est mis à disposition par la ville de Saint-Etienne, mais le lieu a nécessité de nombreux aménagements (électricité, plomberie, isolation phonique, mise en sécurité, etc…) avant que quelconque activité ne soit proposée, la première ouverture ayant été dès 2010.

Concrètement, c’était sale, inadapaté à quoi que ce soit, et il a fallu annuler nos vacances d’été à la Grande Motte pour que le projet commence d’un bon pied…

Hōko: Qui est à l’initiative de cet ambitieux projet ?

A l’origine, c’est Fourmi et l’équipe de Petits Travaux (structure de production et de diffusion d’art audio et visuel), installée depuis 2003 à Bellevue Entrepôt – situé quelques centaines de mètres en contrebas – qui a investi cette friche industrielle, pour y poursuivre ses activités dans des locaux plus grands.

Depuis, l’association Ursa Minor a vu le jour, comprenant d’anciens membres de Petits Travaux, rejoints par de nouvelles forces vives.

Hōko: Cela a été compliqué à mettre en place ?

Oui. Comme expliqué auparavant, il a fallu de l’huile de coude pendant longtemps pour réhabiliter l’espace dont nous disposons. Nous sommes en chantier constant afin d’améliorer l’espace de vie commun : contruction de bureaux, studio d’enregistrement, ateliers divers et variés… Mais il a fallu également de la patience et de la persévérance pour se faire une place auprès des instances locales, des voisins, et autres sceptiques…

 

L’Ursa Minor avant rénovation

Hōko: Comment est géré le lieu?

Collectivement, et du mieux qu’on peut…. Nous essayons de respecter les envies de tout le monde, du bénévole occasionel jusqu’au membre fondateur actif (bénévole aussi). Tout ceci nécessite beaucoup de réunions, de temps, de café et de houblon….

Hōko: Qu’est ce qu’on trouve à Ursa Minor ? 

Des chats, des moellons, un monte-charge, des colliers d’installation électrique, des filles, des camions , du café (beaucoup), mais surtout plein de bonnes personnes motivées aux compétences multiples et variées… Bref, une bonne bande de bisounours, de tatoués (parfois les deux à la fois) qui s’activent pour un projet commun…

Hōko: Quels types d’événements organisez-vous?

Différents types de diffusion artistique (concerts, théâtre, danse, expositions…). Nous avons également organisé cette année avec les autres associations du Site Mosser un « Grand Bazar », sorte de marché couvert sur 3000 mètres carrés. Cet événement, gratuit et ouvert à tous, nous a permis de réunir habitués, voisins, bénévoles, curieux, etc… À Ursa Minor, une place importante est accordée à la création sous toutes ses formes : résidences d’artistes, atelier de sérigraphie, locaux de répétition, création de décors, etc….

Hōko: Quels sont vos objectifs ?

Continuer. Nous organisons différents évènements nous-même, mais il nous tient aussi à cœur de collaborer avec diverses structures du paysage culturel et alternatif stéphanois (La France Pue, Avataria, Radio Dio, etc….)

Hōko: Quelles sont les valeurs portées par le lieu ?

Bonne humeur, partage de compétences, échange de savoirs, indépendance, chantiers collaboratifs, etc…

Hōko: Que représente pour vous la culture punk ?

La culture punk est la base. L’indépendance et l’engagement sont des principes importants pour nous. Cependant, on se retrouve beaucoup plus dans l’esprit DIY (Do It Yourself) que dans la culture punk. On fait toutes les choses par nous même, en quasi autogestion. Une petite subvention annuelle nous est versée par la ville, ce qui permet d’acheter des croquettes pour les chats. Ça fait donc de nous des « punks à chats ».

Hōko: Vous avez des événements à annoncer pour les mois à venir ?

Le vendredi 3 juillet, nous organisons un « barbecue-mix ». Ouvert à tous, ce sera le dernier évènement avant l’été. De la musique, de la viande, du tofu, de la bière, des copains… Cet été, on continue les travaux, avant de refaire un barbecue mix fin aout. Le 26 septembre, le concert de rentrée sonnera electro indus avec entre autre 2 Kilos & More et Black Sifichi.Le reste est en cours de calage : du rock, du harcore, de l’electro, etc…

Hōko: On dit que votre catering est exceptionnel… Pensez-vous que cela fait partie des charmes d’Ursa Minor ?

Des charmes, peut-être… Mais c’est surtout une volonté de notre part d’accueillir les gens du mieux possible, tant au niveau technique, humain et culinaire…

Hōko: Si vous étiez un mur d’Ursa Minor, et que vous aviez une bouche, quel mot scanderiez-vous pour clôturer cette interview?

Miaou.

 

 

Réponses par Marion, Paulette, Cerise, Manu, Greg et FX d’Ursa Minor

Interview : Laurent Khrâm Longvixay, Julie Costet

Photographie : Laurent Khrâm Longvixay 

Album complet : Flickr

Le site d’Ursa Minor


Ursa Minor-21Ursa Minor-14Ursa Minor-11Ursa Minor-5Ursa Minor-26Ursa Minor-17Ursa Minor-18Ursa Minor-19Ursa MinorUrsa Minor-23Ursa Minor-7Ursa Minor-2Ursa Minor-12Ursa Minor-8Ursa Minor-15Ursa Minor-32Ursa Minor-27Ursa Minor-31Ursa Minor-28Ursa Minor-30Ursa Minor-3Ursa Minor-29Ursa Minor-13Ursa Minor-24Ursa Minor-9Ursa Minor-6Ursa Minor-25Ursa Minor-20Ursa Minor-4Ursa Minor-22Ursa Minor-16Ursa Minor-10

Laurent Khrâm Longvixay
laurentkl.contact@gmail.com

Photographer & Video Director for LKL PROD, Love Punk Hardcore / Indie Rock Music & Vegan Food. DIY or DIE !

No Comments

Post A Comment