Voyage en territoire arménien

Retour sur une petite escapade en Arménie lors de mon séjour dans le Caucase. Bon Voyage !

L’Arménie, ceinturée par la Turquie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan et l’Iran est considérée comme faisant culturellement, historiquement et même géographiquement partie de l’Europe. Dotée d’un riche héritage culturel, elle est l’une des plus ancienne civilisation au monde. Le pays reste très enclavé avec le relief accidenté du Petit Caucase, il ne présente aucune façade maritime mais une véritable mer intérieur : le fameux Lac Sevan. Lorsqu’on pense Arménie, on pense « Charles Aznavour », « papier d’Arménie », « Mont Ararat », « Génocide arménien », « Caucase », « héritage soviétique »… mais au-delà de ces clichés qu’en est-il vraiment ?

Après une traversée épique du petit Caucase depuis Tbilissi avec ses nombreuses routes en lacets, cols et plateaux baignés de soleil, nous voilà arrivés à Erevan. Nous descendons à l’Hôtel Caucasus, superbe et immense hôtel situé à quelques kilomètres du centre ville. Il s’agit là d’un véritable complexe qui nous paraît étrangement vide au vu de la qualité des prestations et surtout de sa capacité d’accueil ! Tant mieux on est au max !

Petit tour de l’Arménie en suivant les conseils de mon ami Virab, un français d’origine arménienne passionné de photo (http://justbevirab.tumblr.com/) et surtout véritable ambassadeur de l’Arménie !

(Ps : Merci à toi fréro, j’te dédicace cet article).

Première étape, la Mosquée bleue d’Erevan. Le taxi qui nous y amène semble surpris… mais en fait on comprendra rapidement qu’il ignorait tout simplement son existence. Et pourtant quelle beauté ! L’Arménie est profondément chrétienne avec sa propre Église apostolique arménienne. La population est orthodoxe à +de 95%, mais on compte une minorité yézidi (2%), dont nous découvrons là le plus bel édifice cultuel musulman en Arménie. Les mosaïques qui la composent ont été réalisées par les Iraniens avec beaucoup de finesse.

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On poursuit vers la fameuse Cascade d’Erevan. Il s’agit là d’un monument construit dans les années 70. Ce monument de 120 mètres de haut comporte pas moins de 572 marches, idéal pour digérer ! Entrepris à la base par les soviétiques pour célébrer les 50 ans de l’Arménie communiste, il sera finalisé par les Arméniens et offre une vue imprenable sur la ville. De nombreuses œuvres d’art jonchent les différents étages de la Cascade.

Le lendemain, réveil difficile à l’aube pour profiter de la vue dégagée sur le Mont Ararat depuis le monastère arménien de Khor Virap. Il s’agit d’un site touristique important en Arménie situé à une vingtaine de kilomètre de la Capitale. Khor Virap, est le premier lieu saint de l’Arménie chrétienne.

Outre l’architecture très caractéristique du monastère, le clou du spectacle reste la vue sur le Mont Ararat, masse imposante, plus haut sommet du territoire turc actuel. Cette montagne sacrée, appelée Masis, est bien sûr connu pour avoir été le refuge de l’Arche de Noé lors de son naufrage mais également l’essence même du peuple arménien, expliquant ainsi leur attachement et vénération à cette mère-montagne qui est à la fois si proche et si loin. En effet, les frontières sont fermées entre Turquie et Arménie et il faut entamer un périple de 800km jusqu’à la frontière turco-géorgienne pour entreprendre de gravir le Mont, pourtant situé à quelques 50km à vol d’oiseau de Khor Virap…

En route vers Garni. Nous décidons de prendre un raccourci. On s’enfonce dans la campagne arménienne. Les alentours paraissent vraiment désertique, on s’est parfois senti seul au monde alors que nous n’étions qu’à une trentaine de kilomètres de la capitale.

Retour à la civilisation avec la route principale qui mène à Garni. Son temple, de construction romaine, était dédié au dédié au Dieu du soleil Mithra et surnommé « temple du soleil ». Le temple a la particularité d’être construit sur un promontoire entouré de falaises de plusieurs centaines de mètres qui dominent les gorges de l’Azat. Une vue à couper le souffle.

On poursuit notre chemin vers le monastère de Geghard. Ce temple fondé à partir du 5ème siècle est dédié à la Sainte-Lance, il possède des fragments de reliques de la lance qui a percé le flanc droit de Jésus lors de sa crucifixion, ainsi qu’un morceau de l’Arche de Noé. La particularité du monastère est de présenter une partie troglodytique, laissant passer la lumière par des atriums : effet garanti pour une ambiance unique avec les nombreuses gravures rupestres à moitié dans l’ombre et la lumière ! Mention spéciale à la chapelle inférieure qui porte les armes de la famille Prochian, deux lions affrontés surmontés d’un autre lion attaquant un bœuf et soulignés de l’aigle enlevant dans ses serres un agneau.

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Après le tumulte de la capitale, nous décidons de partir en quête de fraîcheur ! La destination idéale ? Le Lac Sevan à un peu plus de 100 kilomètres de là. C’est la mer intérieure des Arméniens avec ses 1400 km2, soit deux fois et demi le Lac Léman.

Il y fait beaucoup plus frais qu’à Erevan : Sevan est quand même situé à 1800 mètres d’altitude. Avant d’aller piquer une tête, on décide de visiter un nouveau monastère, celui de Sevanavank, offrant un panorama extra sur cette vaste étendue d’eau. Les Khatchkars, croix en pierre sculptée typique d’Arménie, y sont particulièrement belles et nombreuses.

Allez la culture ça suffit, on va se rafraîchir ! Place à la baignade, au balade en jet-ski, au beach-volley et à la pêche !

L’Arménie est un petit pays francophile qui vaut vraiment le détour encore bien loin du tourisme de masse et qui a de beaux atouts à vous déviler.


Retrouvez l’intégralité de l’article et  mes autres récits de voyage sur mon blog https://dimpoventure.wordpress.com

Big up les amis !

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